Les Entretiens de Confucius

Lun yu, les Entretiens de Confucius

INTRODUCTION

Traduction du chinois de
Séraphin Couvreur.

(Les commentaires traditionnels en italique contenus dans le corps du texte sont attribués à Tchou Hsi (1130-1200) de la dynastie des Song. Certaines notes, indiquées (MBC), sont de Muriel Baryocher-Chemouny. On peut trouver ce livre en version papier chez Mille et une nuits, n°156, 2€50. Les illustrations sont des paysages peints sur soie, satin ou papier de Chine que l’on peut consulter sur ce site.)

(Séraphin Couvreur (1835-1919) est un père jésuite. Son dictionnaire chinois classique-français est célèbre et il a traduit un grand nombre d’œuvres littéraires, poétiques ou philosophiques de la Chine ancienne. Sa traduction des Entretiens de Confucius est sensiblement teintée par l’état d’esprit de ce religieux, mais reste fidèle et sobre. Les commentaires de Tchou Hsi montrent l’hagiographie posthume de Maître K’ong. L’avant-propos est du traducteur. )

Ce livre contient les enseignements de Confucius, les questions et les réponses qui ont été faites sur l’étude de la sagesse et le gouvernement de l’État dans les entretiens du Maître avec ses disciples, avec les princes et les ministres de son temps, et qui ont été écrites par ses disciples. Voilà pourquoi ce recueil est intitulé littéralement « Explications et Réponses ».

Le Maître K’oung était de la principauté de Lou. Son nom de famille était K’oung, son nom propre K’iou et son surnom Tchoung gni. Son père Chou leang Ho avait d’abord épousé une fille de la famille Cheu, qui lui avait donné neuf filles, mais pas de garçon. Il avait eu d’une femme de second rang un fils, nommé Meng p’i, qui était boiteux. Ensuite il demanda en mariage une fille de la famille Ien. Cette famille, qui avait trois filles, lui donna la plus jeune, nommée Tcheng tsai. Tcheng tsai, ayant prié sur le mont Gni K’iou, donna le jour à Confucius, qui pour cette raison fut nommé K’iou.

Avant sa naissance, à K’iue li, son pays natal, une licorne vomit un livre orné de pierres précieuses. On y lut ces mots : « Un enfant, formé des parties les plus subtiles de l’eau, soutiendra l’empire ébranlé de la dynastie des Tcheou et sera roi sans couronne. » La mère de Confucius fut étonnée de ce prodige. Avec un cordon de soie, elle lia par la corne le mystérieux animal, qui disparut au bout de deux nuits.

La nuit de sa naissance, deux dragons entourèrent le toit de la maison. Cinq vieillards, qui étaient les essences des cinq planètes, descendirent dans la cour. Auprès des appartements de la mère, on entendit le chant du Céleste Potier. Des voix dans les airs prononcèrent ces mots : « Le Ciel influencera la naissance d’un fils saint. »

Tout le livre

 

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