Ayurveda, la médecine ancestrale de l’Inde

Découverte à travers une vidéo de la pratique de la médecine Ayurvédique.
Cette science est tout simplement PASSIONNANTE, par sa sagesse et son histoire immense en matière de pratique de la guérison :

Ayurveda, la médecine ancestrale de l’Inde

Les origines de l’āyurveda

(exrait de wikipédia)

Les origines de l’āyurveda remontent aux Vedas — à l’Atharva-Védas en particulier — hymnes sacrés de l’Inde. L’āyurveda est une branche de l’Atharva-Veda. Il est donc Upavéda, Veda subordonné. À l’origine, les principes de guérison exposés dans l’Atharva-Véda reposaient essentiellement sur le son ou la parole. Les hymnes étaient alors des moyens de guérison et leur simple récitation avait, selon le texte, le pouvoir de soigner toute chose. Les médicaments, tels qu’on les connaît aujourd’hui, n’étaient pas encore développés. Par la suite, deux traités médicaux, le Charaka Samhita et le Sushruta Samhita, sont venus détailler et « matérialiser » l’ayurveda. Dans les universités indiennes, les étudiants utilisent l’Astanga Hrdayam de Vagbhata, un résumé simplifié des deux premières compilations, surtout dans le sud de l’Inde8. Le Sushruta Samhita de Sushruta date au du Ier millénaire avant notre ère5. Dans Dwivedi & Dwivedi (2007) – Sur le travail du chirurgien – Sushruta écrit5:

Une statue de Charaka, auteur de la Charaka Samhita

« La principale voie de transmission du savoir au cours de cette période a été la tradition orale. La langue utilisée était le sanskrit – le sanskrit védique de cette période (2000-500 avant J.-C.). La plus authentique compilation de ses enseignements et de ses travaux est actuellement disponible dans un traité appelé Sushruta Samhita. Il contient 184 chapitres et la description de 1120 maladies, 700 plantes médicinales, 64 préparations de substances minérales et 57 préparations à base de substances animales. »

Underwood & Rhodes en 2008 soutiennent que cette première phase de la médecine traditionnelle indienne a identifié la fièvre (takman), la toux, la consomption, la diarrhée, l’œdème, l’abcès, les convulsions, les tumeurset les maladies de peau (y compris la lèpre)9. Le traitement des affections complexes — y compris l’angine de poitrine, le diabète, l’hypertension artérielle et les calculs — ont également été pratiqués au cours de cette période510, la chirurgie plastique, la chirurgie de la cataracte, la ponction pour l’évacuation des fluides contenus dans l’abdomen (ascite), l’extraction des corps étrangers, le traitement des fistules anales, le traitement des fractures, l’amputation, la césarienne et la suture des plaies étaient connus9. L’usage des herbes et des instruments chirurgicaux se sont généralisés9.

Parmi les autres ouvrages anciens sur l’āyurveda, on compte le Charaka Samhita, attribué à Charaka9. Le plus ancien document écrit exhumé rapportant les travaux de Sushruta est le Manuscript Bower — daté du ive siècle11. Le manuscrit Bower cite directement Sushruta et est d’un intérêt particulier pour les historiens en raison de l’importance de la médecine indienne et de ses concepts en Asie centrale12Vagbhata, — le fils d’un ancien médecin du nom de Simhagupta 13 — a également compilé ses travaux sur la médecine traditionnelle9. Dans les débuts, l’āyurveda comportait une école de médecine et une école de chirurgie1. La tradition rapporte que le texte Agnivesh tantra — écrit par le sage légendaire Agnivesh, un étudiant de la saga mythologique Bharadwaja — a influencé les écrits de l’āyurveda14.

Le pèlerin chinois Fa Hsien (vers 337-422) a écrit sur le système de soins de santé de l’Empire des Gupta (320-550) et — au passage — a décrit le processus de l’approche institutionnelle de la médecine indienne qui apparaît aussi dans les œuvres de Caraka, qui mentionne une clinique et décrit son équipement15. Madhava (700), Sarngadhara (1300), et Bhavamisra (1500) ont compilé les travaux sur la médecine indienne12. Les ouvrages médicaux de Sushruta et de Charaka ont tous les deux été traduits en arabe au cours du califat des Abbassides (750)16. Ces travaux arabes ont fait leur chemin en Europe par leur intermédiaire16. En Italie, la famille Branca de Sicile et Gaspare Tagliacozzi de Bologne se sont familiarisés avec les techniques de Sushruta16.

L’āyurveda est dit nityam et apurusheyam (littéralement : « éternel et non-créé par l’humain »). Il a été conservé dans ses grands principes malgré les influences étrangères (grecqueschinoisespersestibétaines). Ce système est tombé en désuétude pendant plusieurs siècles à la suite des invasions musulmanes au nord de l’Inde à partir duviiie siècle. Parallèlement à la Renaissance en Europe, l’āyurveda est réapparu. Avec les différentes colonialisations européennes, surtout britannique, cette médecine a subi de nombreuses pressions, et fut interdite par les Anglais. C’est seulement avec l’Indépendance en 1947, sous l’influence du Mahatma Gandhi, que l’āyurveda a de nouveau été reconnu.

Aujourd’hui, l’āyurveda semble susciter plus d’intérêt pour son approche du bien-être holistique que pour son aspect médical (ce dernier se développe de plus en plus et la recherche médicale est en cours).

la suite sous wikipédia…

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