Le stress est physiologique et psychique : explication scientifique et suggestion de traitement naturel

DEFINITION

Le stress est souvent utilisé comme un terme générique.

Physiologiquement, le stress est le dérèglement de l’axe hormonal : hypophyse – hypothalamus – surrénales.

Processus : Activation de la noradrénaline (neurotransmetteur de l’attention, de la performance, et du plaisir ⇒ épuisement de la noradrénaline ⇒ Activation des surrénales ⇒ sécrétion de cortisol (hormone du stress) ⇒ maladie psychogénique et/ou psychosomatique, maladies fonctionnelles chroniques et/ou psychiques (processus de névrvrose, dépression).

Le stress n’est pas une excitation extérieure, mais une inadaptation de l’organisme par rapport à l’environement.

Le stress est intérieur, si on le laisse s’accumuler, cela provoque des troubles.

Le stress est naturel, mais il comporte des phases dans lesquelles il peut devenir pathologique et engendrer des maladies psychogéniques (sans lésion physiologique : céphalées, douleurs, troubles divers sans anomalie détectable, anxiété et dépression) et psychosomatiques (avec lésion physiologique).

LE STRESS EST PHYSIOLOGIQUE ET PSYCHIQUE

Le stress devient pathologique quand l’organisme ne s’adapte plus et rend déprimé.
Le sub-conscient (sorte de mémoire sous jacente de la conscience) renvoit des messages déréglés.
Le fonctionnement du cerveau est altéré et le système hormonal est dérégulé sans atteinte décelable.
Les premiers organes (les premiers mais pas les seuls) les plus touchés par le stress sont le gros intestin qui sert de bouclier, et le rein (surrénales) qui est le rempart du corps.

Il ne faut pas confondre le stress avec le surmenage :
– le stress est un déficit d’adaptation,
– le surmenage est un excès (qu’on peut plus facilement équilibrer, et qui est moins grave).

LES TROIS PHASES DU STRESS

Phase de stimulation : Activation de la noradrénaline (neurotransmetteur de l’attention, de la performance, et du plaisir ⇒ épuisement de la noradrénaline
⇒ Phase d’alarme : activation des surrénales ⇒ sécrétion de cortisol (hormone du stress)
⇒ phase d’épuisement ⇒ maladie psychogénique et/ou psychosomatique, maladies fonctionnelles chroniques et/ou psychiques (processus de névrvrose, dépression).

1° Phase de stimulation

Le stress est une réponse de l’organisme pour s’adapter à un contexte, un effort, une situation, un environnement.
La réponse de l’organisme consiste à s’adapter : le cerveau commande une sécrétion hormonale plus importante, afin que les organes produisent suffisament.
Stimulation de l’hypothalamus (glande du cerveau) qui stimule l’hypophyse et les surrénales qui sécrètent l’adrénaline (augmentation du rythme cardiaque, relâchement des muscles respiratoires et gastro-intestinaux, dilatation des pupilles).
Dans cette première phase, le stress est stimulant, et il est même un moteur, car l’organisme s’adapte normalement.
Cette première phase est normale, le stress est un moteur : c‘est ce qu’on appelle l’excitation.

2° Phase d’alarme

La 2ème phase qui succède toujours à la première, c’est la phase d’alarme qui se traduit par des troubles très mineurs, comme des douleurs, de l’agressivité, moins de résistance émotionnelle, pleurs plus faciles, etc.
Sécretion de cortisol (la tension artérielle augmentee, le sang afflue aux organes essentiels : cœur, poumons, foie et diminue en périphérie et dans certaines régions du cerveau, système immunitaire déprimé).
L’organisme et le psychisme alertent que la situation doit changer intérieurement et extérieurement.
Si la situation intérieure (repos, relaxation, etc…) et extérieure ( changement de contexte, de mode de vie, etc…) change, le stress reviendra à la première phase normale de stimulation.
Si la situation demeure et se prolonge, le stress entrera dans sa 3ème phase d’épuisement.

3° Phase d’épuisement

La phase d’épuisement fait obligatoirement suite à la phase d’alarme, même si on n’a pas capté les signes de cette alerte.
Quand la phase d’alarme a duré trop longtemps, le stress entre dans la phase d’épuisement.
C’est un épuisement physique et psychique en même temps.
Baisse des défenses physiques et psychiques : fatigue, on est malade plus facilement, on cicatrise moins bien, déprime, manque de volonté et de désirs.
Si on ne fait rien, c’est la porte ouverte à des maladies chroniques fonctionnelles et/ou psychiques (processus de névrvrose, dépression).

STRESS POST-TRAUMATIQUE

C’est une phase d’alarme (un stress émotinnel, sentimental, affectif, nerveux, etc.) vive et de grande amplitude qui cause un traumatisme.
Le traumatisme génère une phase d’épuisement.
La phase d’alarme se fait en un temps très court et la phase d’épuisement lui succède.
Cela peut mettre des années à guérir dans certains cas.

STRESS TRAUMATIQUE

C’est le stress répété causé par une situation chronique (un manque affectif, une frustration, une injustice) étalée dans le temps à laquelle l’organisme ne s’adapte pas.
Le stress traumatique dans l’enfance cause un noyau dépressif dans la personnalité adulte.

MALADIES DUES AU STRESS

1° Psychogéniques (générées par le psychisme sans lésions organiques).

Céphalées (maux de tête), mal de dos, sciatiques / crurites, douleurs musculaires, douleurs articulaires, HTA labile, fatigue, trouble de l’attention / concentration / mémoire, troubles intestinaux, douleurs / acidités d’estomac, troubles de l’humeur, troubles sexuels, troubles menstruels, etc.

2° Psychosomatiques (générées par le psychisme avec lésions organiques).

Ulcère d’estomac, excéma, urticaire, zona, mastose, manque de fer / magnésium / potassium, tendinites, inflammations articulaires, névrose dépressive (processus d’accumulation de l’épuisement), etc.

TRAITEMENTS DU STRESS

 Magnésium (le glycérophosphate de magnésium est mieux assimilé et sans effet laxatif par rapport au chlorure de magnésium) qui empêche la montée du cortisol. En oligo-élément : 1 à 2 ampoules matin et soir ou 0,5 à 1 g / jour en plusieurs prises.
– Vitamine B 6 (ou pyridoxine) qui fixe le magnésium dans les cellules et sert à la fabrication par le cerveau du GABA (Acide gamma amino butyrique, neurotransmetteur inhibiteur de l’activité des neurones) de la sérotonine (régulation de l’humeur, et sommeil), et de taurine (acide aminé inhibiteur de la tension nerveuse). La vitamine B6 peut améliorer presque tous troubles d’anxiété et dépression. Le stress engendre un déficit de vitamine B 6 (le foie consomme la vitamine B 6 à cause du cortisol). Uvimag B6 : 1 à 2 ampoules à chaque repas.
– L-Tyrosine (acide aminé) qui permet au cerveau la fabrication de la noradrénaline par les neurones noradrénergiques (synthétisent, stockent et utilisent la noradrénaline). Le stress épuise les réserves de noradrénaline. Préparation magistrale en pharmacie : 1 à 2 gélules de 500 mg /jour.
– Aubépine + rhodiola + valériane (plantes occidentales sédatives à associer : la valériane seule est inefficace).
– En plus si besoin : Ortie pour reminéraliser et Ginkgo biloba pour améliorer la circulation sanguine cérébrale.
– Pharmacopée chinoise : herbes sédatives (catégorie 14), herbes anti-spasmodiques (catégorie 15), herbes tonifiantes foie-rein [foie-rein = système nerveux en médecine chinoise] (catégorie 17)A ne pas associer ou mélanger aux plantes occidentales comme cocktail.

– La vitamine B3 (niacine) aide pour l’anxiété et dépression. La niacine est importante dans la production des hormones liées au stress. C’est l’équilibre entre vitamines B 3 et B 6 qui est important pour le fonctionnement du cerveau (troubles d’hyperactivité). Cette vitamine peut être toxique, et à utiliser avec précaution : consulter un médecin.

– Relaxation (voir séance et relaxation/sommeil-rythmes binauraux ci-dessous)
– Sport.
– Médicaments (en cas d’anxiété, doivent plutôt être prescris par un médecin psychiatre).
– Psychothérapie (certains cas de stress traumatique, post-traumatique)).
– Massages (relaxe le système nerveux pérphérique et central).
– Cures thermales et thalasso.
– Vacances.
– Rythme correct de repos/activité.
– Alimentation : pas trop de sucre et pas trop de graisses animales.
– Mode de vie : souple et non en dents-de-scie.
– Loisirs (honnêtes).
– Prise de recul sur les choses.

Relaxation

La relaxation thérapeutique est psychothérapeutique et neuro-physiologique, elle n’a rien à voir avec de la méditation spirituelle et du developpement personnel, mais elle est fondée sur la neuro-physiologie, la neuro-psychologie, la  psychothérapie, et la psychopathologie.

Relaxation vient de relaxare (latin) qui signifie liberer. C’est un relachement pour se libérer de tensions, c’est un lacher-prise.

SYMPTOMES

Stress, tensions musculaires, douleurs, difficultés d’adaptation à l’environnement, troubles fonctionnels mineurs (intestins), difficultés d’attention et de concentration, troubles mineurs de fonctionnement psychologique (mauvaise humeur, irritabilité, soucis excessifs, manque d’entrain).

SONT A EXCLURE ABSOLUMENT

1° Les personnes psychotiques (paranoïacs, schizophrènes, border-line) car la réalité est altérée pour eux (les personnes névrotiques, au contraire, en bénéficieront).
2° Un état de grand énervement et de grande frustration associée, car on narrivera pas à se laisser aller.
3° L’hypnose
4° Le training autogène de schultz
5° Toutes les techniques de yoga et toutes les techniques de méditation, car ces techniques mettent la raison et la volonté de côté, et cela déséquilibre la personnalité, à terme.

4 ELEMENTS DE BASE

– La respiration
– La forme du corps
– Le poids du corps
– Le relachement musculaire

EFFETS

– meilleur fonctionnement nerveux et cérébral
– décontraction musculaire et bienfait articulaire
– meilleure oxygénation et circulation sanguine
– meilleure adaptation psychique à l’environnement

SEANCE DE BASE

Massage allongé pour genoux, lombaires, cervicales

Cette séance de base sert d’apprentissage et dure environ dix minutes. On peut la faire en position assise quand l’entrainement allongé est suffisant.

Elle n’est pas recommandée pour les personnalités psychotiques, par contre elle est recommandée pour les personnalités névrotiques. Elle est bénéfique pour toutes les autres personnes.

Dire/entendre chaque phrase lentement et laisser un certain temps à chaque ….

On ne peut pas le lire et le faire en même temps, il faut se l’enregistrer pour l’écouter ensuite ou se le faire dire tranquillement et lentement par une personne de confiance.

DEBUT.

Allongé confortablement avec un coussin sous la tête, et un autre sous les genoux, je laisse mes yeux se fermer….
Je porte mon attention sur mon ventre qui respire….
Conscience de ma respiration naturelle, douce et tranquille….
Si je n’y arrive pas, cela n’a aucune importance….
Conscience de mon ventre qui respire….
Conscience de mon ventre qui monte à l’inspiration douce et tranquille….
Conscience de mon ventre qui redescend à l’expiration quand l’air ressort….
Et si je n’y arrive pas, cela n’a pas d’importance….
Je ne cherche pas à faire… c’est un lacher-prise….
Conscience de ma respiration douce et naturelle….
Je laisse ma respiration comme descendre d’elle-même toute seule plus bas dans mon ventre….
Si je n’y arrive, cela n’a aucune importance….
Je porte mon attention derrière mes yeux que laisse se placer d’eux-mêmes dans les orbites…
Conscience de mes yeux relachés….
Conscience de ma respiration douce et naturelle….
A chaque inspiration douce, je laisse mon ventre se gonfler tout seul….
A chaque expiration, je laisse mon ventre redescendre de lui-même profondément….
Conscience de ma respiration douce et tranquille, naturelle et bienfaisante….
Conscience de mon corps allongé, peut-être un peu plus lourd….
Conscience de la forme globale de mon corps relâché….
Conscience de ma respiration douce, profonde, et bienfaisante….
Conscience de l’air qui entre dans mes narines à l’inspiration…
Conscience de l’air, peut-être un peu plus humide, un peu plus tiède, qui ressort de mes narines à chaque expiration…
Je reste ainsi quelques secondes…. ou quelque minute… le temps necessaire…
Conscience de ma respiration douce, naturelle…
Conscience de la forme globale de mon corps peut-être un peu plus lourd…
Quand je souhaiterais terminer je penserais à revenir en douceur à l’état de veille….
Ensuite seulement, après y avoir pensé, je déciderais de remonter à l’état de veille….
Quand je me sentirais prêt, j’éffectuerais des grandes et amples respirations, puis je m’étirerais peut-être les bras, le dos, les jambes…. et en dernier je laisserais s’ouvrir mes yeux tranquillement….

Attendre quelques secondes avant de se lever.

FIN.

extrait de http://renefouquet.wifeo.com/stress.php

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