Gagner son indépendance financière et retrouver du sens : Ecole des Finances Personnelles

Au cours de sa carrière en Finance, Thibaud Eigle a rencontré des personnes aux profils très variés – professionnels ou particuliers – qui ont eu besoin de son expertise pour avancer : il a notamment aidé des chefs d’entreprise français à lever des fonds en Chine à Shanghai, conseillé des fonds d’investissement dans le cadre d’opérations de LBO et accompagné des particuliers ayant pour ambition de mettre l’argent au service de leurs projets de vie.

Pour en savoir plus sur le parcours professionnel de Thibaud Eigle :

Aujourd’hui, fort de ses connaissances acquises au sein de ce qui se fait de mieux en matière d’ingénierie financière et d’une expérience riche et variée, il accompagne ses clients pour les aider à améliorer leur éducation financière.

Thibaud EIGLE, Fondateur de l’EFP

Quelques vidéos sur youtube de Thibaud EIGLE :

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 Article :

Je vous propose pour le début du printemps, une interview questions-réponses en deux parties avec Thibaud Eigle, fondateur de L’Ecole des Finances Personnelles sur les thématiques traitées régulièrement sur mon blog GenY Finances dont les Français feraient mieux d’ouvrir leurs yeux.

1. Tout d’abord, pouvez-vous présentez en détaillant votre parcours professionnel ?

Je m’appelle Thibaud Eigle. Je suis le fondateur de l’Ecole des Finances Personnelles, une entreprise de formation dédiée à l’éducation financière des particuliers.

Auparavant, j’ai exercé différents métiers de la finance pendant près de 10 ans. J’ai notamment aidé des chefs d’entreprise français à lever des fonds en Chine à Shanghai, conseillé des fonds d’investissement dans le cadre d’opérations de LBO, accompagné des particuliers et des travailleurs indépendants souhaitant optimiser la gestion de leur trésorerie et préparer leur retraite.

Ma vision du monde économique et financier actuel est la suivante : je pense que le modèle de société tel que nous le connaissons est voué à disparaître. Le schéma de vie classique qui consistait à travailler dur, gagner sa vie, s’endetter, consommer et prendre sa retraite a vécu. Aujourd’hui, 70% des Français sont inquiets pour leur retraite et je crains malheureusement qu’ils n’aient raison de l’être.

C’est pour apporter une solution à ce problème majeur que j’ai décidé de fonder l’Ecole des Finances Personnelles. Mon objectif est de permettre à mes clients de devenir autonome dans la gestion de leur argent pour leur permettre de le mettre au service de leurs projets de vie. Et non l’inverse.

2. Quelles sont les exigences que doivent respecter les sociétés de gestion implantées en France ? J’ai entendu dire qu’elles doivent un quota minimum d’actions françaises. Est- ce vrai ?

Je ne suis pas un spécialiste en matière d’agrément des sociétés de gestion de portefeuille en France. Disons pour résumer qu’un dossier d’agrément est organisé en 6 parties et doit notamment comporter :

  1. la fiche de présentation de la demande,
  2. les caractéristiques de la société,
  3. les activités et l’organisation de la société de gestion de portefeuille,
  4. les modalités de commercialisation des produits financiers dont elle assure la gestion,
  5. les éléments financiers de la société et les hypothèses de développement retenues,
  6. les demandes de libre prestation de service et de libre établissement et le positionnement international.

Pour plus d’informations, je vous recommande le site de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) – le gendarme de la bourse – extrêmement complet à ce sujet.

3. Pourquoi les gérants ont souvent un discours bullish lorsqu’ils passent dans les médias ? Quand le marché ne leur donne pas raison, pourquoi ils ont dû mal à se justifier ?

Le débat entre gérants bullish et gérants bearish est vieux comme le monde et ne s’arrêtera sûrement pas demain. On touche ici aux limites propres aux métiers du conseil et de la gestion : pour faire tourner sa boutique, il faut donner envie au prospect de confier son argent. Pour donner envie au prospect de confier son argent, il faut lui dire ce qu’il a envie d’entendre.

Au delà de la motivation évidente du gérant qui cherche à vendre son expertise, je crois surtout qu’il est extrêmement difficile de prédire l’évolution des cours de bourse sur le long terme. L’analyse technique – qui est une méthode d’évaluation des titres qui analyse les statistiques générées par l’activité du marché, tels que les prix passés et le volume – permet aux traders de réussir des performances remarquables sur de courtes périodes. Sur le long terme, prédire l’évolution des cours de bourse relève davantage de l’exploit.

Certaines publications récentes du monde de la finance comme Le cygne noir, de Nassim Nicholas Taleb, estiment d’ailleurs qu’il est rigoureusement impossible de prédire l’avenir. Vous devinez ainsi aisément pourquoi les gérants ont du mal à justifier leurs erreurs lorsque l’évolution du marché infirme leurs prévisions.

4. Pensez-vous que la France est une puissance économique moyenne avec une majorité de métiers de service à faible valeur ajoutée et une désertification industrielle ?

Je crois que l’industrie française est aujourd’hui très mal positionnée en milieu de gamme : elle souffre évidemment de la concurrence des pays à bas coûts sur les produits d’entrée de gamme et n’a pas réussi au contraire de nos voisins allemands à évoluer vers un modèle haut de gamme davantage profitable.

Une note publiée par le département de recherche économique de Natixis en janvier 2014 explique d’ailleurs très bien le blocage de la reprise économique en France du fait de l’écrasement des marges bénéficiaires de l’industrie. Cela conduit au sous-investissement, à l’arrêt de la modernisation du capital, à la faiblesse des gains de productivité et du niveau de gamme et enfin à la désindustrialisation avec l’insuffisante profitabilité de la production dans l’industrie.

Les solutions ne sont d’ailleurs malheureusement pas très nombreuses et peu envisageables : réforme fiscale, modification du mode de formation des salaires ou encore redressement du progrès technique et des gains de productivité par une montée en gamme n’apparaissent pas vraiment comme des remèdes réalistes et pérennes.

5. A propos de la faillite de la France dont vous avez traité sur vos vidéos, quels seront les secteurs d’activité les plus impactés ?

Il me paraît difficile de juger de l’impact d’un tel scénario sur les secteurs d’activité de manière différenciée.

Si l’on devait en arriver à une telle situation, il paraît évident que les secteurs en lien direct avec l’Etat seraient les plus touchés. Services publics, banques et assurances en tête.

Dans tous les cas, ce qu’il faut avoir à l’esprit, c’est qu’une faillite étatique entraine de facto une crise monétaire de grande ampleur. Et malheureusement, on n’échappe pas à une crise monétaire puisque la monnaie est utilisée dans la totalité de nos transactions quotidiennes – quelles que soient leur forme. Tous les secteurs d’activité seront donc impactés très fortement.

Interview extraite de http://www.tendance.com/interview-avec-thibaud-eigle-de-l-ecole-des-finances-personnelles-1ere-partie-1.htm

 

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