Yoga

Le Yoga n’est pas une religion,

mais une vaste science de la spiritualité

Ces textes sont extraits de mes différentes formations, lectures et wikipédia. Le but de ce blog est de montrer le plus simplement possible toutes les lattitudes de la science du Yoga. D’abord, ci-dessous, vous trouverez dans les grandes lignes, les bases du Yoga sur les plans historique, philosophique et les différents développements. Puis, sous-jacent à la page Yoga, des précisions pour les quatre principal types de Yoga (Karma, Bhakti, Raja et Jnana yoga) et quelques lieux de pratiques choisis.

Bonne lecture !

La religion dans laquelle on naît ou que l’on adopte au cours d’une vie, dépend beaucoup de notre culture et de nos  références en matière de communication de nos expériences  spirituelles.

La connaissance du Yoga fait beaucoup transcender les barrières des différences culturelles, en atteignant la racine de la Vérité Universelle qui est identique à toutes les religions.

Dans les textes concernant le Yoga, vous trouverez de nombreux mots sanskrits, l’une des langues officielles en Inde. Le sanskrit est une langue indo-européenne. Certains mots sont encore utilisés par certaines familes de brahmanes et particulièrement dans les écoles philosophiques écoles orthodoxes (āstika) et hétérodoxes (nāstika), mais aussi dans des universités en occident, notamment à Londres, dans une volonté de partager la richesse de cette langue. Il faut considérer le sanskrit, non comme la langue d’un peuple, mais comme une langue de culture qui a toujours été l’apanage d’une élite sociale, du moins depuis l’Antiquité.

Il n’existe pas de date attestée pour les origines de la conception du yoga. Les dates proposées varient du VIe au IIIe millénaire avant notre ère. IIIe millénaire avant notre ère. C’est entre le IIe siècle av. J.-C. et le Ve siècle que Patanjali codifie la philosophie du yoga en rédigeant les Yoga Sutras, synthèse de toutes les théories existantes.

Sémantique de « yoga »

La racine sanskrite YUJ signifie « atteler, unir ».

Le mot « yoga » a, en sanskrit, les sens suivants : « 1) action d’atteler ; 2) méthode pour dresser les chevaux ; 3) mode d’emploi, technique ; 4) discipline spirituelle ; 5) râja-yoga ; 6) hatha-yoga ; 7) état d’union ou d’unité de l’être subjectif avec le suprême (selon Shrî Aurobindo) ».

La signification du mot yoga va au-delà de l’union de atman (l’âme individuelle) avec brahman (l’Esprit universel).

Sur le plan historique

Dans les années 1920, une équipe d’archéologues dirigée par John Marshall découvre des ruines sur les bords de l’Indus (Pakistan actuel) de la cité de Mohenjo-Daro qui aurait été fondée trois mille ans avant notre ère. Parmi les objets mis à jour lors de ces fouilles, des sceaux illustrés de personnages dans des postures (asanas) qui ressemblent à celles du hatha-yoga ont provoqué un débat, sans qu’il y ait la moindre certitude à ce sujet, sur la possibilité que le yoga ait existé bien avant qu’il soit amené dans le nord de l’Inde par les aryens et avant les Védas.

Vers le XVIIe siècle av. J.-C., les Aryens envahissent le Penjab, ils amènent avec eux leur religion codifiée dans les Vedas, racine de l’Hindouisme et auquel se rattache le yoga. Ils imposent leur langue, le sanskrit, mais s’imprègnent des traditions autochtones du Nord de l’Inde, notamment les pratiques yogiques existant originellement chez les Dravidiens. Pour les rituels de l’époque,  » Prononcer la formule, consiste plus à déclencher une sorte de magie vocale, plutôt qu’à énoncer une forme de vérité absolue « . Cette incantation très attentive se retrouve dans le mantra-yoga, et l’attention au geste se retrouve dans les mudras, positions codifiées et symboliques des mains.

Vers le VIIe siècle av. J.-C., les Upanishads forment le troisième et dernier groupe scripturaire de la révélation védique. L’élan métaphysique franchit ici le cercle restreint de la liturgie et, d’équivalences en équivalences, s’élève jusqu’à la vérité suprême : l’identité de l’âme individuelle (atman) et de l’âme universelle (brahman), thème repris dans la philosophie du yoga.

Vers le IVe siècle av. J.-C., les Yoga Sutras (Y.S.) et la Bhagavad-Gita sont rédigés, ils deviendront les textes de référence du yoga.

Au début du XXe siècle le yoga réapparaît en même temps que le regain d’intérêt pour les spiritualités orientales. En 1924, Sri Krishnamacharia fonde une école de yoga qui va modéliser le hatha-yoga tel qu’il est connu en Occident.

Le yoga s’est lentement élaboré en s’imprégnant et en imprégnant ce qui l’entourait. Le yoga est avant tout une réalisation pratique (sadhana) obtenue par une ascèse engageant toutes les forces du corps et de l’esprit ; il s’apparente au Samkhya par tous les apports théoriques qu’il y puise.

Les Yoga sūtra de Patanjali

Les 195 aphorismes furent codifiés aux environs du IIe siècle av. J.-C. par Patanjali. Ils traitent de l’univers intérieur de l’homme et des moyens à mettre en œuvre pour se libérer de la confusion (अविद्य avidya) entraînant la souffrance. Les Yoga sutras codifient la pratique du yoga en quatre chapitres :

   Chapitre I, De l’unification : Samâdhi pada.

Après avoir rendu hommage à la perpétuelle chaîne de transmission maître-disciple, ce chapitre définit tout de suite l’objectif du yoga qui n’est pas sans surprendre les occidentaux habitués à ne connaitre que la pratique des âsana (postures) : pour Patañjali, il s’agit d’une cessation de l’agitation du mental qui stimule la souffrance et la confusion de l’égo pris pour le Soi. Puis il indique les obstacles et les moyens pour les vaincre : finalement, il présente un modèle, et décrit les différents stades du samâdhi.

   Chapitre II, Du cheminement : sādhana pāda.

Ce chapitre expose les causes de la souffrance et propose la discrimination comme moyen d’en sortir. Pour développer la discrimination, l’observance simultanée des huit directions du raja yoga (= ashtanga yoga) constitue les fondements de la pratique du yoga.

1- yama : pratiquer les devoirs moraux élémentaires envers les autres comme envers soi-même.

2- niyama : se discipliner et se mesurer dans la pratique quotidienne.

3- asana : se tenir tranquille de façon stable ; Patañjali ne parle à aucun moment de position particulière ni assis ni debout.

4- pranayama : devenir conscient de la respiration ; Patañjali ne détaille aucun prânâyâma, et ne parle jamais de contrôle du souffle.

5- pratyahara : savoir séparer la perception sensorielle de l’objet perçu.

Ces cinq anga (membres) constituent les bases du hatha-yoga.

   Chapitre III, Des pouvoirs : vibhûti pāda.

Description des trois derniers anga :

6- dharana : concentration, garder l’esprit concentré, fixé sur un point.

7- dhyana : méditation profonde, fixer toute la saisie sensorielle au cœur de l’objet perçu.

8- samadhi : contemplation profonde, percevoir les objets et événements hors de toute projection personnelle.

Puis ce chapitre évoque l’accès aux pouvoirs merveilleux (siddhi), et avertit que la quête de ces pouvoirs peut devenir une entrave.

   Chapitre IV, De l’émancipation : Kaïvalaya pāda.

Exposé du Karma et de la dualité, puis de la dualité vers l’unité. C’est une reprise approfondie de tous les thèmes déjà exposés vers le détachement ultime qui mène à la liberté.

Bhagavad Gītā

Le plan philosophique est complété par la Bhagavad Gītā. Etant l’un des chapitre du livre sacré Mahabharata, il aborde les différentes voies du yoga et leurs philosophies. à travers dix-huit sous-chapitres.

Le verset 48 du chapitre 2 (Yogastha kuru karmāṇi « établi dans le yoga, tu peux agir ») constitue l’aphorisme central de la pratique du yoga.

Le Yoga dans la philosophie indienne

Le yoga est l’un des 6 points de vue de la philosophie indienne āstika (qui reconnaît l’autorité du Veda).

« Celui qui demeure dans le champ de l’ignorance, est victime des cinq obstacles que sont l’ignorance, l’égo, l’attachement tout autant matériel qu’à ses propres idées, la répulsion et la peur de la mort. ».

L’homme souffre parce qu’il recherche constamment la source de son bonheur en dehors de lui-même et cette poursuite se fait au prix d’une agitation mentale qui se traduit par le stress et/ou le mal de vivre. Dans ce contexte, le yoga propose une pratique physique reliée à une connaissance précise des rouages et résistances psychiques, pour aboutir à une union corps et esprit où se révèle une sérénité naturelle, caractérisée par une liberté (मोक्ष moksa) intérieure affranchie (à son stade final) de tout asservissement aux conditionnements (संस्कार samskara).

But philosophique du yoga

Le but ultime du yoga est la quête d’une harmonie, d’une unité corps et esprit. Pour Patanjali, c’est aussi l’établissement dans l’état de sattva, c’est-à-dire la prévention ou la cessation des modifications à l’état subtil au sein du mental (manas), sources du karma. Cette harmonie ou cet état s’inscrit dans l’instant présent, et est potentiellement accessible à tout être humain.

« Au cœur du yoga il y a un message important : tout être humain est naturellement équilibré et entier car le Soi ne peut être ni détruit ni endommagé. C’est là notre nature inhérente, et le yoga est la voie vers une plus grande conscience de cette entité intérieure, le Soi ».

« Lorsque nous suivons systématiquement la voie du yoga, il prend dans notre vie une importance profonde. Intérieurement, il nous permet d’agir conformément à nos besoins, à nos intentions et aux valeurs qui nous sont les plus chères. Extérieurement, il nous apprend à renforcer notre corps, à détendre et à équilibrer notre système nerveux et à trouver la paix et la concentration sur un objet. En fin de compte, on dit que le yoga mène à la réalisation directe de notre nature véritable ».

Pratiques du yoga

Il existe de nombreuses voies et styles de yoga liés aux différentes aspirations individuelles et aux divers aspects de notre nature.

Au sein d’une même voie (मार्ग, mārga), il peut exister des courants différents. Un yogi reconnu comme maîtrisant parfaitement un mode d’enseignement peut décider de fonder une école de yoga. Cette diversité n’est pas un signe de faiblesse ou de dissension, mais plutôt une réponse à l’extrême diversité des attentes de chacun.

Quatre voies traditionnelles

Quatre voies traditionnelles majeures peuvent résumer ces directions. Il est possible de les suivre assemblées ou séparément :

– Bhakti Yoga : voie d’un yoga de dévotion dans un dessein d’adoration.

Karma yoga : voie d’un yoga du service et d’action désintéressée.

– Jñāna yoga : voie d’un yoga dont le but est d’atteindre la connaissance transcendante.

Les trois yogas ci-dessus forment la trimàrga, ou voie vers l’éveil. Il existerait une voie qui regrouperait ces trois ascèses en une et qui leur serait antérieure. Cette voie, la madhyama màrga serait la source de la voie du milieu dont s’inspire le bouddhisme et le zen.

– Rāja yoga : voie de yoga s’inspirant des yogas sutras codifiés par Patañjali, cette voie de yoga procède essentiellement de la méditation (dhyâna).

Voies de kriyā yoga

Une citation de David Frawley, auteur de plusieurs livres sur l’ayurveda, décrit  le kriyā yoga :

« La science yogique possède sa propre technologie consistant en diverses méthodes et techniques impliquant le corps, la respiration et le mental. Kriya se réfère à l’action, au processus ou au mouvement, en particulier au déploiement interne du prana (terme sanskrit, signifie souffle vital à travers la respiration) et à la concentration. La purification et la transformation issues des yogas techniques préparent ainsi à la méditation profonde. »

Le haha yoga, le mantra yoga et le tantra yoga sont trois formes répandues de kriyāyoga .

Les différentes pratiques du Yoga en Asie :

Kuṇḍalini yoga

Yoga nidra

Bouddhisme et yoga – Mudrâ bouddhiste

Cittamātra

Shingon

Bouddhisme tibétain

Égypte et yoga

Mudra yoga

Mantra yoga

Pratiques dérivés du yoga en occident :

Yogathérapie

La sophrologie

Le pilate

Le tula yoga

L’acro yoga

et certainement encore d’autres créations occidentales sur la base du yoga.

Le yoga est une philosophie non exclusive, toutes les convictions, mêmes religieuses ou humanistes, peuvent y trouver leur compte.

Pour autant, le yoga n’est pas une religion.

Le yoga proposant l’union, les choix religieux ou non sont respectés.

L’essentiel étant la cessation des perturbations du mental, cela induit : le respect de soi et d’autrui, la paix et la non-violence.

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